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et voici le label européen du vrai-faux vin #bio

et voici le label européen du vrai-faux vin #bio

Une montagne de vin nature et bio , c’était le temps du Rouge et le Noir à Mulhouse

C’est un petit billet d’Eric Conan dans le Marianne du 11 au 17 aout 2012 qui m’a interpellé. D’après celui ci , depuis le 1 aout 2012 et par la grâce d’un nouveau label européen le vin bio n’était plus vraiment du vin bio (?) et pire, le vin qui jusqu’ici était bio se retrouvait associé aux vins des petits chimistes de toutes sortes (??) bref une arnaque était en route.

J’ai donc fait ma petite enquête en remontant les articles publiés sur le sujet, beaucoup pointe le coté positif du label européen qui « enfin » consacre le vin bio, bref tout va bien , sauf que nombre de publications viennent de lobbys et autres incompétent(e)s de toutes sortes car en cherchant un peu je suis tombé sur ça, dans la revue du vin de France  :

 

Nouveau label européen de vin bio : « le consommateur est le grand perdant »

La Commission européenne a annoncé le 8 février la création du premier label européen de vin biologique. Michel Issaly, président des Vignerons indépendants, considère que le cahier des charges de ce label ne marque pas assez la différence entre le vin bio et le vin conventionnel.

Quelle est votre réaction à cet accord sur un label vin biologique européen ?
J’ai deux réactions. D’abord je suis satisfait, car nous allons enfin pouvoir utiliser le label européen. Mais dans le même temps je suis déçu, car le contenu du cahier des charges ne va pas dans le sens des propositions que l’on a faites avec les Vignerons indépendants.

Que reprochez-vous à ce cahier des charges ?
Il ne répond pas à une question essentielle : « qu’est-ce qu’un vin bio ? » Pour nous, le vin bio est avant tout associé à la préservation du vivant à l’entrée du raisin à la cave. La production d’un vin bio doit donc permettre le développement de la biodiversité et éviter au maximum l’utilisation de produits chimiques. Le minimum c’est d’éliminer toutes les techniques qui vont tuer le vivant. Par exemple, rien n’a changé en ce qui concerne le SO2. Ce sont quasiment les mêmes doses que dans le cahier des charges conventionnel (ndlr : pourra s’appeler « vin biologique » celui qui comprend moins de 100 mg de sulfites par litre de vin rouge, 150 pour le vin conventionnel, et moins de 150 mg/l pour le vin blanc, 200 pour le vin traditionnel). Cette réglementation européenne autorise la thermovinification jusqu’à 70°. À ces températures, l’ensemble des matières vivantes (levures et bactéries) sont condamnées. Le « vivant » préservé à la vigne par une production bio va être anéanti dès son arrivé en cave. Quelle logique dans tout cela ?

– À votre avis, pourquoi ce cahier des charges n’est-il pas plus restrictif ?
C’est une logique de priorité. La demande en vin bio est importante en Europe actuellement et la priorité a été de mettre en place un dispositif pour que cette demande soit satisfaite. Il est vrai que le cahier des charges que nous proposions ne permettait pas de répondre à cette demande. Mais il est clair aussi que certaines interprofessions bio ont fait un meilleur lobbying que d’autres.

Avec quels pays européens aviez-vous les plus fortes divergences ?
C’est très difficile de s’entendre sur le SO2 avec le Luxembourg, l’Allemagne et l’Autriche par exemple (ndlr : leur climat incite ces pays à avoir plus recours au soufre que les pays d’Europe du sud). En revanche notre position était proche de celle de l’Italie.

« CE LABEL NE FAIT QUASIMENT PAS DE DIFFÉRENCE ENTRE LE VIN BIO ET LE VIN CONVENTIONNEL »

– Qui est le grand gagnant dans cette histoire ?
La production de masse.

– Et le grand perdant ?
C’est surtout un accord décevant pour le consommateur. Il n’y a quasiment pas de différence entre le bio et le conventionnel. Le consommateur est le grand perdant de cette histoire.

– Les propositions faites par les vignerons indépendants à l’INAO n’ont pas été retenues…
Il est inadmissible que l’INAO n’ait pas repris une seule de nos propositions, alors que 70% des vins bio français sont réalisés par des vignerons indépendants. Par exemple, nous avions demandé une séparation des chais pour les vignerons qui ont une partie bio et une partie conventionnelle, à cause notamment des levures.

Quenvisagez-vous pour la suite ?
Nous prenons acte de ce cahier des charges. Il fallait aller vite, nous avons donc dû nous asseoir sur certaines choses, on peut le comprendre. Mais maintenant que tout le monde est un peu calmé, nous allons demander à la Commission européenne de revenir à la table des négociations d’ici quelques mois pour obtenir un cahier des charges plus restrictif. Il faut que la Commission s’engage sur une nouvelle réglementation dans les quatre, cinq ans à venir. La viticulture bio ne peut pas être si peu différente de la viticulture conventionnelle. Or aujourd’hui, le consommateur ne peut pas comprendre la différence.

– Vous pensez que la Commission européenne peut revoir sa position dans les quatre, cinq ans ?
Si on en reste là, on va se retrouver face à l’incompréhension du consommateur. Il faut anticiper ce risque et écrire un cahier des charges avec une philosophie clairement bio.

Baptiste Charbonnel

 

Maintenant , nous avons à qui profite le faux vin bio et surtout nous savons que les perdants sont les consommateurs qui paieront plus cher un vin qui n’a bio que le label.

 

J’aime beaucoup la conclusion du billet d’Eric Conan que je reprends : Après sa norme sur le chocolat (qui peut contenir autre chose que du cacao), l’Europe récidive en inventant le bio pas tout à fait bio.

 

 

A très bientôt

 

Bésitos à toutes et tous

 

Eric Bloggeur Ecolo

 

PS : « LE BIO » C’est notre seule chance !

Chez les ami(e)s

Shayalandie.fr/strategie-devitement/

Minijupe.hautetfort.com/archive/2012/09/02/ca-monte.html

Regarderleciel.fr/2012/08/30/orage-de-grele-dans-le-sundgau

Jegoun.net/2012/09/pilier-de-bistro-moyennement-intelligent.html

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2 Responses to et voici le label européen du vrai-faux vin #bio

  1. Nicolas dit :

    Et pour la bière ?