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Rapport du GIEC sur les impacts des changements climatiques

Rapport du GIEC sur les impacts des changements climatiques

Alors que la planète est déjà frappée, de nombreux pays sont encore trop mal préparés

 

Le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) vient de publier son nouveau rapport sur les impacts des changements climatiques, intitulé Changements climatiques 2014: conséquences, adaptation et vulnérabilité. Le rapport est l’évaluation scientifique la plus claire et détaillée réalisée à ce jour : la Planète est et sera encore davantage exposée aux impacts des changements climatiques, sans que le moindre continent ou océan ne soit épargné. Selon les conclusions de ce rapport, les changements climatiques sont réels, ils sont déjà en cours, et viennent affecter à la fois les vies et les moyens d’existence des êtres humains, tout comme les écosystèmes fragiles indispensables à la vie sur Terre.

Ce rapport est le deuxième d’une série de quatre rapports préparés par le GIEC. Il évalue en détail les impacts, l’adaptation et la vulnérabilité des systèmes naturels et humains, les impacts observés et les risques à venir des changements climatiques, ainsi que le potentiel et les limites des solutions d’adaptation.

Les effets des changements climatiques commencent à se faire sentir dans plusieurs régions du monde : changement des migrations et des activités saisonnières des espèces, changement des régimes pluvieux et fonte des neiges et des glaces, récoltes et productions de nourriture…

Selon Philippe Germa, Directeur général du WWF France, le rapport met bien en évidence l’importance des décisions prises aujourd’hui pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, changer de modèle énergétique, et investir dans l’adaptation. « Le monde est face à des choix historiques qui conditionnent l’avenir de l’humanité et des écosystèmes sur Terre. Face à l’évaluation de tels risques et de tels impacts, les Etats membres doivent faire davantage. Ce nouveau rapport vient confirmer une fois de plus l’écart entre les préconisations de la science et les décisions des gouvernements. Nous attendons beaucoup du prochain rapport du GIEC en avril qui présentera justement les solutions de réduction de gaz à effet de serre, sur lesquels nos gouvernements doivent aussi s’engager d’ici à la conférence des Nations unies sur le climat à Paris en décembre 2015 (COP21)».

Pour Pierre Cannet, responsable du Programme Climat et Energie au WWF France, « Les impacts du climat peuvent apparaitre lointains, tant géographiquement que temporellement ici en Europe. Or la France et l’Europe ne seront pas épargnées par les impacts des changements climatiques. Comme souligne le rapport, les impacts se sont déjà fait ressentir dans la région. Le traitement des urgences actuelles, sociales et économiques, est trop souvent découplé des risques et des impacts sur le climat auxquels l’Europe devra faire face. Pourtant, des secteurs clefs de notre économie seront exposés aux changements climatiques : des récoltes de céréales dans le Sud de l’Europe à la distribution géographique des cépages, en passant par les loisirs en montagne et les zones de pêche.» De plus, le rapport projette des modifications importantes des températures et de précipitations en Europe. Le continent devrait rencontrer plus d’évènements climatiques extrêmes. La montée des eaux risque d’endommager notre patrimoine culturel, comme nos sites et monuments historiques, ainsi que nos industries locales. Selon le même rapport, la Méditerranée est aussi particulièrement vulnérable, avec de multiples secteurs qui seront impactés : tourisme, agriculture, foresterie, infrastructures, énergie et santé publique.

Au-delà de l’Europe, ce sont bien les pays les plus vulnérables qui sont en première ligne. D’après Sandeep Chamling Rai, conseiller sur l’adaptation au WWF International, «Les risques de l’inaction mondiale collective sont plus forts pour les pays en développement. Tous les pays sont vulnérables aux changements climatiques, mais les pays en développement ont la plus grande fragilité, avec plus de personnes vivant dans la pauvreté et moins de ressources pour faire face aux désastres du climat. Nous devons ainsi mettre en place des mesures qui ralentiront le réchauffement planétaire et nous mettre sur une transition juste et équitable vers un monde tenable. »

 

Au moins les choses sont claires !

 

Bésitos à toutes et tous

 

Eric bloggeur Ekolo

 

PS : « L’ECOLOGIE » C’est notre seule chance !

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