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Selon la FAO, l'agriculture bio peut nourrir la planète


Bonjour à toutes et tous,


Les
pesticides, les herbicides, les OGM, les engrais, l’agriculture
intensive, la pollution des nappes phréatiques, les rendements
agricoles, les subventions à l’hectare, les jachères …

La terre .

Les
bussines, les marges, le CA, la rentabilité, la valeur ajoutée, les
investissements, les holdings, La faim dans le monde, les enfants,
l’avenir…

La mort .

Et pourtant…

On découvre la lune !

Où va-t-on ?

Bises à toutes et tous.

Eric Bloggeur Mulhousien

PS : « CASSE TA TV » c’est ta seule chance !



RUE 89

Selon la FAO, l’agriculture bio peut nourrir la planète


      

Le
bio? Vous n’y pensez pas sérieusement mon pauvre monsieur… Le bio,
c’est bon pour les bobos! Comment peut-on envisager de nourrir la
planète avec une faible productivité? Cette vision, tenace, avec un
brin de mépris pour les nantis de gauche, vient d’être battue en brèche
par la FAO, l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture.

 

Cette noble institution est sans doute la seule à avoir gardé sa
raison face à la grippe aviaire, en refusant le « tout vaccin » contre
les menaces de pandémie et en préconisant d’améliorer l’hygiène des
élevages (avec un budget bien plus réduit) pour tuer le virus dans
l’œuf.

 

La FAO constate dans un rapport
que l’agriculture bio n’est plus cantonnée aux pays riches, et qu’elle
est capable de nourrir la planète. Partout dans le monde, le nombre de
reconversions va bon train: l’agriculture bio est présente dans 120
pays, elle recouvre 31 millions d’hectares, pour un marché de plus de
40 milliards de dollars. Et notre propre agriculture bio est en quelque
sorte l’héritière de l’agriculture traditionnelle des paysans
d’autrefois, nos grands-parents, qui avaient compris qu’on devait
préserver la ressource, ne pas maltraiter les animaux.

 

Pour se passer de pesticides qui causent d’innombrables décès dans
le tiers-monde, souvent par mauvaise utilisation, la FAO avait déjà
préconisé il y a quelques années la lutte biologique pour se
débarrasser des insectes ravageurs. Cette pratique consiste à utiliser
des insectes utiles contre les insectes nuisibles. Chez nous, les
braves coccinelles exterminent proprement les pucerons…

 

Aujourd’hui, la FAO saute le pas et encourage les pays du monde
entier à développer le bio. Les avantages qu’elle met en avant sont
connus au niveau agronomique: entretien des sols (qui s’appauvrissent,
victimes de l’agriculture intensive, avec la perspective de la
stérilisation des sols), recours à des produits naturels contre des
produits chimiques, moindre pollution, meilleur goût…

 

Mais l’étude produite le 3 mai à Rome reconnaît encore en faveur du
bio une meilleure efficience par rapport aux coûts, une résistance
accrue des écosystèmes face au stress climatique, une réduction de
l’utilisation des carburants fossiles… Le bio est à même de maintenir
les structures rurales, d’empêcher le gonflement des bidonvilles
urbains, car il nécessite plus de bras. D’un point de vue holistique,
le bio est préférable.

 

La FAO atteste ainsi sur son site:

 

« L’agriculture biologique est un mode de gestion globale
de la production qui exclut l’utilisation d’engrais et de pesticides de
synthèse et d’organismes génétiquement modifiés, réduit au maximum la
pollution de l’air, du sol et de l’eau, et optimise la santé et la
productivité des communautés interdépendantes de végétaux, d’animaux,
et d’êtres humains. »

Qu’ajouter? Que l’agriculture intensive vit aujourd’hui sur les bas
prix du pétrole, que demain les bras seront plus économiques que les
machines…

 

L’avenir de l’agriculture est dans le bio, ne saccageons pas la
planète. A nous de la défendre contre l’épandage de poisons, la perte
de sens de l’agriculture industrielle, et contre la position du Conseil
européen du 12 juin 2007, qui vient d’imposer aux consommateurs de l’UE
l’acceptation d’une contamination des produits bio à hauteur de 0.9%
(comme les produits non bio), pour rendre impossible toute
revendication d’absence d’OGM, et ne pas gêner l’industrie des
biotechnologies.

 

Article du 7 octobre 2008

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